Salsa

Cubaneando : Cours de salsa à Dijon


Michel Lopez professeur du club de Salsa Cubaneando à DijonA l'heure du renouveau du casino et de la rueda de casino à Cuba, pour la première fois le casino et la salsa sont l'objet d'une étude approfondie menée par une spécialiste du folklore cubain et de la danse cubaine . L'analyse porte sur les éléments sociologiques et culturels qui ont contribué à la naissance de cette danse à Cuba au début des années 50 et son évolution jusqu'à nos jours.

Dans la première partie, elle met très clairement en évidence dans chaque danse (contredanse, danzòn, son, chachacha…) les éléments qui vont donner naissance à la danse casino.

Dans la deuxième partie, suite à une enquête minutieuse auprès des anciens " casineros " et restituant le contexte culturel des différentes époques l'auteur nous éclaire sur ce qu'a représenté et ce que représente actuellement le casino et la rueda de casino à Cuba et dans le monde.

Une troisième partie est consacrée à la description des pas de bases de casino et passes de base ruedas apportant des explications sur leur origine et la signification des noms de passes.

Cet ouvrage offre un véritable appui pour tous ceux qui bataillent depuis longtemps pour que le casino " la salsa cubaine " soit reconnue et enseignée dans toute sa dimension technique et culturelle et est à recommander vivement à tous les enseignants de salsa cubaine, ainsi qu'aux musiciens, pratiquants…

Il me paraît très important que les enseignants et tous ceux qui s'intéressent au casino et la salsa puissent avoir accès à ces informations. Ce livre est en espagnol, mais relativement facile à lire pour ceux qui ont quelques bases mais pour le moment je ne l'ai vu qu'à la Havane.

Barbara Balbuena Gutiérez est née à Camagüey en 1960. Professeur et danseuse de Danse moderne et Folklorique, licenciée en Arte Danzario, Docteur en Sciences de l'art.

En 1996, elle obtient le prix national de recherche avec son œuvre El ireme Abakuà

En 2001, elle obtient le prix de la recherche culturelle avec son texte Las celebraciones rituales festivas en la Regla de Ocha.

 

 

Les antécédents du Casino


Drapeau Cubain pour une salsa CubaineDepuis le 18ème siècle et peut-être même avant, de nombreuses danses de salon à la mode provenant d'autres pays furent introduites à Cuba (contredanse française, menuet, rigaudon, quadrille, valse…)

Apres avoir atteint leur apogée, elles y ont subi un processus d'adaptation aux nouvelles conditions socio-culturelles et géographiques, ce qui souvent a entraîné la criolisation de la musique comme de la danse tandis que dans d'autres cas surgissaient de nouvelles danses de salon (contredanse créole, la danza, la habanera, le danzòn)…

L'auteur met en évidence à travers l'étude des différentes danses cubaines les éléments qui ont influé directement dans le casino.

La Contredanse cubaine, avec particulièrement le pas de base et l'utilisation des 4 temps musicaux, la présence du " bastonero " qui dirige la danse (chanteur de la rueda) et la position de danse ouverte.

La Danza où pour la première fois on voit apparaître la position de danse fermée (influence de la valse) et le paseo qui consiste à déplacer le pas de base en avant ou en arrière.

Le Danzòn qui au niveau danse et au niveau musique intègre des traits caractéristiques de la culture cubaine et dont les différentes figures peuvent se retrouver synthétisées ou ayant subi une évolution dans le casino.

Le chachacha et le son dont l'auteur dit qu'ils ont été les piliers fondamentaux pour la création du casino comme nouveau style de danse.

Le son fut la manifestation dansée la plus représentative des couches humbles de la population. Il fut tout d'abord rejeté dans les salons élégants mais il a fini par s'imposer,devenant la préférence du peuple. C'est le " son urbain " qui va le plus influencer dans la naissance du casino ;

Le chachacha fut la conséquence d'un processus créatif qui a son origine dans le " danzon de nuevo ritmo ".

L'apport du chachacha au casino fut fondamentalement chorégraphique principalement dans les figures pas dans les pas de base. Beaucoup de figures de chachacha coïncident avec celles du casino et surtout l'exécution de la rueda.

A la fin des années 50, surgit la rueda comme une variante du chachacha connu populairement comme le " chachacha en rueda" : les couples exécutaient des figures à l'unisson, l'un derrière l'autre en formant un cercle qui avançait dans le sens des aiguilles d'une montre ou à l'encontre. Elle était dirigée par un homme qui avait developpé une bonne habilité à la danse, auquel signal (connu des danseurs) les couples réalisaient des changements de couple, combinaisons de tours et autres figures inventées à cette fin.

L'origine de la rueda de " chachacha " peut provenir du " danzòn " qui se dansait également en forme de rueda mais sans changement de couples.

Le son également se faisait en rueda et dans le " son montuno " on réalisait des figures et changements simples de couple.

 

 

Les débuts du casino 1950-1959


Apprendre à danser la salsa à DijonL'auteur expose les différents facteurs qui vont influer dans l'émergence du casino.

Les espaces de danse (sociétés de divertissement) qui se multiplient avec une différenciation toujours entre les clubs des blancs, des mulâtres et des noirs

L'apogée d'importants groupes musicaux cubains

L'engouement pour le son et la guaracha

L'invention du chachacha

La fondation de la télévision

L'influence culturelle des Etats-Unis (rock'n roll)

La naissance du casino est lié au Club Casino Deportivo (société de blancs)

Cette nouveauté créative plut aux jeunes et ils furent imités par les danseurs d'autres clubs nautiques de Playa (quartier de La Habana) et plus tard dans les autres sociétés de la capitale

On disait : on va faire la rueda comme au casino est devenu par la suite on va faire la rueda du casino

Autre version : le nom viendrait du fameux orchestre " Conjunto Casino ", un des orchestres les plus populaires de l'époque.

Les fêtes des 15 ans des filles ont favorisé le développement du casino

Le casino aurait d'abord été dansé en rueda avant d'être dansé en couple

Il n 'y pas de musique particulière attribuée au casino qui se dansait sur les musiques à la mode dans la mesure où le rythme le permettait.

 

 

Petite histoire de la musique cubaine


Michel Lopez, professeur de salsa vous fera découvrir la musique cubaineLa musique et la danse coulent dans le sang de tout cubain qui se respecte. Mais au-delà du folklore, les tambours et guitares que l'on entend vibrer partout sur l'île sont profondément enracinés dans la culture insulaire. Apportés dans leur calvaire par les esclaves africains, les rythmes cubains se sont mélangés aux guitares et aux mélodies espagnoles pour créer un style qui s'est véritablement exporté dans le monde entier.
Cuba est un véritable creuset où ont été créés ou transformés une foule de rythmes: rumba, punto, habanera, tonada, danzón, son, cucaracha, batanga, bolero, changüi, guajira, mambo, cha-cha-cha, pachanga, songo, salsa, etc. Notons par exemple, que la rumba est certainement la forme artistique afro-cubaine la plus ancienne. Elle n'a jamais été définie comme un genre précis et le terme faisait à l'origine référence à n'importe quelle danse pratiquée par les esclaves.


La habanera s'est, pour sa part, développée au sein de la population hispanique de Cuba. Réservée aux couples, c'est une danse lente et sensuelle. Le danzón est apparu dans les couches aisées, à la différence de la rumba qui elle etait plus l'apanage du peuple.
Mais le son est le pilier de la musique populaire cubaine et c'est l'avènement de la radio dans les annees 1920 qui en fera la forme musicale la plus dansée de l'époque. L'orchestration était alors assurée par un sextet comprenant principalement des guitares et deux ou trois chanteurs. Les cuivres et les percussions se sont ajoutés à cette formation de base dans les années 40 et 50 pour créer de grands orchestres.
A ce moment là, la musique cubaine domine les pistes de danse du monde entier et impose des noms comme Celia Cruz, Alfredo Rodriguez et bien d'autres. Dans les années 60 et 70, le son cubain intégra des accents de jazz pour créer la salsa, qui a maintenant le succès que l'on connaît en Europe, en Amérique et même au Japon ou des orchestres ont attrapé le virus.


Enfin on se doit de citer 'Le Buena Vista Social Club', documentaire culte réalisé par Wim Wenders en 1999. Les "Social Club" étaient à l'origine des cercles mondains où les races ne se mélangeaient guère. Le documentaire s'inspirait d'un album exceptionnel produit en 1997 où le guitariste americain Ry Cooder avait réuni et fait joué ensemble des vieilles gloires du son et du boléro comme Omara Portuondo, Ibrahim Ferrer et Compay Segundo. L'album est depuis, devenu le disque le plus vendu de l'histoire de la musique cubaine.

  • voyage a cuba avec cubaneando dijon avri

    Du 9 au 23 avril 2018 ! Le neuvième voyage organisé par Cubaneando Dijon. Michel nous fait découvrir son Cuba. Hébergement chez l'habitant. Immersion totale dans l'authentique.

    J1- Départ Paris - Arrivée La Havane - Soirée Libre
    J2 - 10H-12H Co

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    Du 9 au 23 avril 2018 ! Le neuvième voyage organisé par Cubaneando Dijon. Michel nous fait découvrir son Cuba. Hébergement chez l\'habitant. Immersion totale dans l\'authentique.

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    J2 - 10H-12H

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